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Le site présente des centaines de cartes postales anciennes et photos d'époque accompagnées de leurs légendes originales et, quand c'est possible, de commentaires sur leur contexte historique ou de références littéraires sur le sujet. Vous pouvez contribuer à l'enrichissement du site en communiquant des images, des données historiques ou des connaissances vécues ou transmises.

Grand Bassam, Marché et Station des bateaux de la Lagune.

Situé à l’interface entre l’océan et la lagune Ebrié, un des cordons côtiers qui longent une bonne partie du littoral, le site s’impose naturellement comme capitale dès la création de la colonie de Côte d’Ivoire en 1893. Il permet en effet d’organiser à la fois les échanges maritimes vers l’extérieur du continent et les communications vers l’intérieur du pays. Un réseau lagunaire et fluvial relie les principales agglomérations du sud du pays et les cours d’eau servant à l’époque de voie de communication vers le nord, faute de pistes. Au départ, les transbordements depuis ou vers les navires en mer sont assez périlleux. La côte d’Afrique de l’Ouest est en effet exposée à un système de vagues et de courants très violents, appelé « la barre ». Des piroguiers audacieux se sont spécialisés dans son franchissement, mais l’opération reste risquée pour les marchandises comme pour les passagers. A la toute fin du XIXe siècle, Grand-Bassam est dotée d’un wharf, sorte de ponton érigé de la plage vers l’océan, permettant de charger et décharger les navires de l’autre au-delà de la barre. Malgré ses atouts et ses équipements, le développement de la ville est stoppé par une épidémie de fièvre jaune meurtrière en 1899 – 45 des 60 Européens résidents y laissent la vie – et la capitale est transférée dans une localité située de l’autre côté de la lagune, baptisée Bingerville - en hommage au premier gouverneur de la colonie de Côte d’Ivoire, Louis-Gustave Binger. Ce cliché fait partie de l’important fond constitué par le photographe dakarois Edmond Fortier. Il se rendit en Côte d’Ivoire en 1908, accompagnant le voyage officiel du ministre des colonies du premier gouvernement Clémenceau, Raphaël Milliès-Lacroix. 

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