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| L’Image du jour - Haute-Volta |
Ouagadougou. Foire au coton. Le coton joue un rôle fondamental dans l’histoire et l’économie de la Haute-Volta d’hier et du Burkina Faso d’aujourd’hui. Traditionnellement, il est cultivé en marge des activités vivrières, pour répondre aux seuls besoins locaux (habillement, linges rituels et production de bandes tissées utilisées comme monnaie d’échange dans les transactions commerciales). La matière première est égrainée, filée et tissée au village. Les souches utilisées proviennent d’Afrique de l’est, du continent indien et, à partir du XVIIème siècle, d’Amérique à la faveur de la traite transatlantique. Les rendements et le travail consacré à cette culture sont faibles. Mais l’ère coloniale change la donne. D’abord le coton devient une culture de rente, susceptible de procurer des revenus monétaires aux paysans, et sa commercialisation se développe, comme ici au marché d’Ouagadougou. Puis les nouvelles autorités s’en saisissent, l’enjeu étant pour la métropole de s’affranchir de la dépendance au coton américain, en assurant un approvisionnement régulier pour l’industrie textile nationale avec la production voltaïque, comme les Anglais avec leur colonie indienne. Le premier gouverneur de Haute-Volta, Edouard Hesling, entend en faire le moteur de la mise en valeur du territoire. Il rend donc sa culture obligatoire, organisée autour de champs de coton collectifs villageois, à raison de 4 hectares pour 100 habitants ! Cette intense pression porte un temps ses fruits, et la production décolle avant de retomber tandis que la main d’œuvre déserte le territoire pour aller chercher l’embauche sous des cieux plus cléments, et notamment en Gold Coast britannique voisine. Cet échec pourrait avoir contribué au démantèlement de la colonie voltaïque en 1932, considérée alors comme pas viable économiquement. Après la reconstitution de la Haute-Volta en 1947, la culture cotonnière met longtemps à reprendre, tant elle reste honnie des populations. Aujourd’hui, le coton est le produit phare du pays, lequel hésite néanmoins toujours entre les voies antagonistes du bio et de l’OGM. Sources : Schwartz, A., La politique cotonnière du gouverneur Hesling et la dislocation de la colonie de Haute-Volta en 1932, Communication au colloque international « Burkina Faso, cent ans d’histoire, 1895-1995 », Ouagadougou, 12-17 décembre 1996.
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RADIO
L'excellente émission La Fabrique de l'histoire (sur France Culture de 09h-10h et en ligne ensuite) s'intéresse toute cette semaine à l'histoire du Mali, depuis le " Moyen-âge " africain jusqu’aux années récentes. Egalement disponible en podcast et en écoute différée sur le site de la station publique. RADIO Dimanche 23 décembre sur France Culture de 15 à 16 heures (heure de Paris) - et pendant 1000 jours en podcast sur franceculture.fr - l'excellente émission Villes-Mondes de Catherine Liber vous fait découvrit Cotonou et son histoire, racontées par ses artistes et ses intellectuels.
EN LIBRAIRIE
COLLOQUE
DOCUMENTAIRE TV
Les médecins de brousse - les médecins
miltaires
au temps des colonies. Chaine de TV ARTE (France) Mardi 3
janvier à 22h55 et Venderdi 10 janvier à 10h00. Puis disponible en
replay sur le site
de la chaine .
Pendant toute l'époque
coloniale, des médecins militaires français ont
accompagné l'armée dans ses périples. Le rôle de ces «médecins de
brousse» n'était pas seulement de soutenir les troupes, ils voulaient
aussi soigner les populations et se considéraient comme des humanistes.
Ainsi ont-ils endigué, notamment en Afrique centrale, la lèpre, la peste
ou encore la maladie du sommeil. Cette action impliqua parfois de
s'opposer à l'administration et à l'armée, dont ces praticiens faisaient
partie. Le réalisateur François Caillat s'attache plus particulièrement
à l'action du docteur Léon-Clovis-Eugène Jamot, durant les années 30.
EXPOSITION HISTORIQUE "LOMÉ, images des années cinquante." Une plongée dans l'époque où la capitale togolaise entame une profonde mutassion urbaine et sociale. Poursuivant son expension au-delà de la lagune sur le plateau de Tokoin (investi dans l'immédiat après guerre), la ville se dote de grands bâtiments publics. Ces édifices vont servir l'autonomie à laquelle accède progressivemnt le Togo, transformation politique préfigurant l'imminente indépendance... Exposition organisée et conçue par le Goethe institut de Lomé et l'association Images & Mémoirees, avec Jules Anani Amu et Stéphane Richemond pour commissaires. Du 29 septembre au 31 octobre 2011, au Goethe institut de Lomé (Centre Culturel Allemand, 25 rue Kokéti, angle rue de l'Eglise).
EN LIBRAIRIE
INITIATIVE HISTORIQUE
EXPOSITION HISTORIQUE
"Afrique d'hier à demain, 50 ans après les indépendances", du 15
décembre 2010 au 30 janvier 2011 à la mairie d'Issy-les-Moulineaux, près
de Paris (métro ligne 12). Cette exposition iconographique commémorant
les indépndances africaines et malagache est organisée par l'association
Images & Mémoires et l'académie des sciences d'outre-mer.
DOSSIERS HORS-SERIES
EXPOSITON HISTORIQUE
"BAMAKO-1960", du 8 octobre au 30 décembre 2010 au Musée de
Bamako (Place de la Liberté – face au carrefour des Jeunes). Il s'agit
d'une exposition iconographique retraçant le cadre de l'indépendance,
réalisée par le musée avec l'association Images & Mémoires et la
mairie de Bamako, dans le context de la commémoration du cinquantenaire
de cet événement histoirique .
DIAPORAMA EN LIGNE
Dans
une
mine
d'or,
au coeur des colonies est un petit diaporama
diffusé sur le site de la station de radio France Info, regroupant de
photos inédite de l'exploitation aurifère de Kolumbo en Côte d'Ivoire,
prises entre 1929 et 1930.
OUVRAGE HISTORIQUE
Le NON de
la Guinée (1958) Entre mythe, relecture historique et résonances
contemporaines, Ouvrage collectif dirigé par Odile Goerg, Céline
Pauthier, Abdoulaye Diallo avec le concours du laboratoire SEDET (CNRS)
et l’université Paris-Diderot. 212 pages, Editions de l’Harmattan.
ROMAN
Quitter Dakar, le premier roman de Sophie-Anne Delhomme, paru en
mars 2010 aux éditions La Brune, est une plogée nostalgique dans une
enfance vécue à Dakar entre la fin des années 60 et le début des années
70. On y croise pêle-mêle le grand baobab de la place du Point E, les
glaces de chez Laétitia, la plage de Ngor... Ne manque peut être que la
kermesse de la cathédrale, son fantastique circuit 24 sous tente et le
petit train tracté par une jeep travestie en locomotive.
RECIT
Loin de l'Afrique de l'Ouest, mais si proche de nos affinités...
PATRIMOINE HISTORIQUE EXPOSITION
"L'Afrique
en
Noir & Blanc - Du fleuve Niger au golfe de
Guinée (1887-1892) - Louis Gustabe Binger explorateur", est présentée au
Musée de Bamako, du 15 avril au 15 juin.
Conçue par
l'association Images & Mémoires ,
le musée d'art et
d'histoire Louis Senlecq (L'Isle-Adam, France) et les Archives
nationales d'Outre-Mer, cette exposition historique, artistique et
ethnologique révèle des aspects du quotidien africain saisis au XIXème
siècle. Ainsi, elle rassemble des dessins croqués par Binger lors de sa
première expédition du Niger au golfe de Guinée de 1887 à 1889, et de
nombreux clichés
inédits, pris dans l'est ivoirien par le reporter Marcel Monnier qui
accompagnait en 1892 l'expédition Binger-Braulot partie délimiter la
frontière avec la Gold Coast britannique.
Les
archives du Sénégal et d'AOF en péril Selon le directeur des Archives nationales du Sénégal, Babacar Ndiaye, qui s’en est ouvert le 24 mars dernier à l’AFP, près de deux siècles de documents retraçant l’histoire de la présence française au Sénégal et en AOF sont menacées de destruction. Les conditions dans lesquelles ces témoignages sont conservés, au sous-sol du building du gouvernement – ex-immeuble administratif de l’AOF –, sont directement incriminées. Ce fonds, dont il existe une copie complète aux archives de l’outre-mer à Aix en Provence, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000.
URBANISME
Pour l'urbaniste camerounais Jean-Pierre Elong-Mbassi, secrétaire
général de l'organisation Cités et gouvernements locaux unis d'Afrique,
qui fédère les villes du continent, celles-ci souffrent du manque de
décentralisation et de leur incapacité à dégager des ressources, mais
surtout du refus des élites africaines de tenir un discours de
responsabilité.
NOUVEAU SITE WEB HISTORIQUE
Fonds Emile-Louis ABBAT sur le Soudan Français
Emile-Louis ABBAT a été lieutenant au Soudan Français de 1894 à 1898, avant de mourir au combat durant la Grande Guerre. Il a laissé de cette période 450 photographies légendées, 89 lettres à sa famille et plusieurs rapports militaires. L’ensemble, jusqu'à présent inédit, est consultable sur ce nouveau site. Ce témoignage "de première main" est aussi émouvant que passionnant. |
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